L’aromathérapie (étym : lat
"aroma", grec "arôma" =
arôme;
grec "therapeia" = soin, cure)
est l'utilisation médicale des
extraits aromatiques de
plantes (essences et huiles
essentielles). Cela la
différencie de la
phytothérapie qui fait usage
de l'ensemble des éléments
d'une plante.
Si l'on retrouve les traces de
méthodes de distillation ou
d'extraction, en Chine ou en
Inde, datant de plusieurs
millénaires, c'est en Égypte
que leur utilisation est
avérées. En Grèce, les écrits
de Dioscoride font référence à
l'utilisation d'extraits
aromatiques. Les Romains les
utiliseront aussi sous forme
d'onguent gras.
Dans les années 1920, le
chimiste René Maurice
Gattefossé qui faisait des
recherches en parfumerie, se
brûla grièvement les mains. Il
les plongea dans un récipient
d'huile essentielle de lavande
et fut immédiatement soulagé,
puis constata une guérison
rapide de ses brûlures. Dès
lors, il consacra ses
recherches aux propriétés des
huiles essentielles. Il est à
l'origine du terme
aromathérapie en 1928,
depuis
devenu mot courant. Dans les
années 1960, le Docteur Jean
Valnet reprit les travaux de
Gattefossé et publia des
ouvrages de référence.
Bénéficiant d'une haute
diffusibilité, les huiles
essentielles peuvent
s'utiliser de cinq manières
différentes, en fonction de
leur nature, de leur dosage et
de l'effet recherchée.
* La diffusion
atmosphérique : Uniquement
avec un diffuseur
thérapeutique (micro
diffusion), pas de
brûle-parfum ! C'est
l'utilisation la plus facile
mais qui peut être
contre-indiquée dans certains
cas d'allergies respiratoires
ou d'asthme.
* L'inhalation : il suffit
d'ajouter quelques gouttes
d'HE à un bol d'eau chaude
(non bouillante) et de
respirer les vapeurs, une
serviette sur la tête. Une
inhalation sèche est aussi
possible en déposant quelques
gouttes sur un mouchoir
propre
que l'on respirera
profondément.
* La voie cutanée
(massages ou bains): Peu
d'huiles peuvent être
appliquées directement sur la
peau. Certaines étant
particulièrement agressives
car très riches en phénols, on
mélange l'huile essentielle à
une base d'huile végétale.
Pour le bain, les HE, n'étant
pas hydrosolubles, doivent
être utilisées avec un
dispersant spécifique (pas de
lait, œuf, alcool...).
* La voie orale : si ce
mode d'utilisation peut être
le plus efficace, il est en
revanche potentiellement
dangereux car nombre d'huiles
essentielles sont toxiques,
notamment celles riches en
cétones et en lactones.
D'autres, riches en phénols
sont hépatotoxiques et doivent
être prises avec des HE
hépatoprotectrices et sur du
court terme.
* La voie rectale :
(suppositoires) c'est la voie
de préférence pour les enfants
et les nourrissons ou alors
les personnes fragiles des
muqueuses digestives. |